Gestion autoritaire du personnel et pratiques anti-statutaires au Théâtre St-Gervais !

jeudi 4 septembre 2014
par  BO

Depuis des mois, le personnel du Théâtre souffre d’un déni de la gravité de ses difficultés. Depuis des mois, le Conseil de Fondation se retranche derrière un processus d’évaluation de la situation qui ne résoudra malheureusement pas tous les problèmes. Depuis des mois, le magistrat, M. Kanaan, fait la sourde oreille.

Après 6 démissions, 8 avertissements et 2 licenciements, le personnel a maintenant décidé de passer à la vitesse supérieure pour se faire entendre !

Il y a maintenant dix mois - après que la précédente commission du personnel a démissionné en septembre 2013 pour n’être jamais parvenue à se faire entendre de la direction et du Conseil de Fondation - le personnel du Théâtre St-Gervais, soutenu par le Syndicat des services publics, s’est adressé au Conseil, son employeur, afin de faire valoir ses droits et reconnaître ses difficultés. Après une première rencontre avec le Conseil, le 20 janvier dernier, celui-ci a décidé de mandater un intervenant externe afin de procéder à une évaluation de la situation.

Estimant cette proposition utile mais insuffisante, le personnel, par la voix de ses représentantEs éluEs à la commission du personnel et du Syndicat des services publics, a demandé, à réitérées reprises, au Conseil de fondation de bien vouloir entamer des négociations sur des points sensibles et urgents, notamment : les nombreux dysfonctionnements dans l’organisation du travail, la surcharge chronique de travail, le cumul d’heures supplémentaires et la souffrance exprimée par le personnel qui se sent de plus en plus incompris par la direction.

Depuis la nomination, en septembre 2012, d’un nouvel administrateur venu de France et peu au fait de la culture d’entreprise genevoise, la situation n’a fait qu’empirer. Pour exemple, depuis son arrivée, pour une moyenne de 16 à 18 collaborateurs : 6 ont démissionné, 8 avertissements ont été prononcés (dont 6 à l’encontre de déléguéEs du personnel) et 2 collaboratrices ont été licenciées (dont une déléguée).

A cela s’ajoute la rupture de bail avec les gérants du Café Bizarre, la suppression du poste d’apprenti, l’absence quasi totale d’appels d’offre pour le recrutement de nouveaux collaborateurs, la suppression du poste de comptable et l’externalisation de la comptabilité.

Force est de constater que malgré de nombreux courriers, en décembre, en avril, en juin et en juillet de cette année, le Conseil de fondation s’obstine à ne pas entrer en matière sur les revendications du personnel. Le magistrat, M. Kanaan, interpellé personnellement à trois reprises, n’a pas même accusé réception des courriers qui lui ont été adressés les 23 juin, 27 juin et 16 juillet, lui demandant de recevoir rapidement une délégation du personnel !

De plus, alors même que le Conseil de fondation déclare attendre l’évaluation du consultant externe avant d’entamer toute discussion (à noter qu’à ce jour, cette évaluation n’a pas encore débuté), la direction a néanmoins infligé des avertissements à trois des quatre déléguéEs à la commission du personnel et le Conseil n’a pas hésité à licencier une de ces déléguées, ponctuant ce licenciement d’un courrier inqualifiable cosigné par la direction, adressé à l’ensemble du personnel.

Devant un tel mépris et de tels agissements, le personnel, réuni en assemblée générale le 28 août dernier, a décidé de mettre en œuvre des mesures de lutte jusqu’à satisfaction de ses revendications.

Il n’est en effet pas tolérable que le Conseil de fondation d’une institution subventionnée par le Ville et l’Etat de Genève - dans lequel siègent des représentantEs des partis politiques qui se targuent de promouvoir le partenariat social - se comporte de la sorte envers le personnel et ses représentantEs démocratiquement éluEs.

Alors qu’il est l’instance de recours du personnel, le Conseil prend ouvertement fait et cause pour la direction et reste sourd aux appels à l’aide du personnel, au mépris des statuts et des règles élémentaires de la coopération et du dialogue.

De premières mesures de lutte ont été votées pour le 5 septembre prochain. Sans nouvelles satisfaisantes du Conseil de fondation et des autorités qui subventionnent le théâtre d’ici au mardi 9 septembre à midi, date de sa prochaine assemblée générale, le personnel se verra contraint de décider de nouvelles mesures.

Le succès d’un théâtre ne repose pas sur les seules épaules de sa direction mais bien sur le travail fourni jour après jour par l’ensemble des collaborateurs et collaboratrices, c’est pourquoi nous interpellons aujourd’hui le Conseil de Fondation du Théâtre St-Gervais, le Conseil administratif dans son ensemble ainsi que les partis politiques représentés au Conseil de Fondation afin que des négociations s’ouvrent pour régler au plus vite cette situation.

Contact : Ariane Bailat – secrétaire Syndicat des services publics 079 755 86 99 – a.bailat@sspge.ch


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