Les syndicats refusent les baisses de rentes

mardi 9 mai 2017
par  SF

Le SSP se bat pour la capitalisation de la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG) et pour le maintien de la primauté des prestations. Prochaine étape de mobilisation le 1er juin.

Le 4 mai, une centaine de manifestants répondant à l’appel du Cartel intersyndical de la fonction publique ont accueilli les membres du comité de la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG). Une délégation du Cartel est même intervenue pour signifier son refus de toute baisse des rentes. Mais une majorité des délégués du comité a fait la sourde oreille. Lors de sa séance, elle a en effet confirmé sa décision de reporter l’âge pivot de départ à la retraite de 64 à 65 ans, dès le 1er janvier 2018 ; elle y a ajouté un train de mesures à confirmer – notamment la révision à la baisse de l’objectif de rente, qui passerait de 60% à 54%, selon les informations publiées par la Tribune de Genève (6 mai 2017) – prétendument destinées à rétablir l’équilibre financier de la CPEG. L’effet cumulé de ces mesures pourra entraîner des baisses de prestations allant jusqu’à 15%. Il faudra y ajouter l’augmentation de l’âge pivot, qui lui génère une baisse de 5% de la rente.

Le soir même du 4 mai, l’Assemblée du Cartel définissait les prochaines étapes de la mobilisation en défense de nos retraites. Elles sont serrées. La priorité est d’organiser une mobilisation la plus large possible le 1er juin prochain, jour de l’Assemblée des délégués de la CPEG. Objectif : faire obstacle aux mesures proposées par le comité de la caisse. Et mettre un maximum de pression sur le Conseil d’Etat pour qu’une solution soit trouvée, permettant de garantir la capitalisation de la CPEG – sous-capitalisée dès sa naissance en 2013.

Sur cette question, la situation a évolué grâce à un projet de loi déposé par Ensemble à Gauche. Alors que le Conseil d’Etat exigeait comme contrepartie à la capitalisation le passage de l’actuel système, basé sur la primauté de prestations, à la primauté des cotisations, le projet déposé par EàG propose de retrouver la « courbe de croissance » de la CPEG en combinant une augmentation des cotisations payées par les actifs (+0,55%, que nous ne cautionnons pas !) avec le financement de l’Etat (800 millions), le tout à hauteur de 1 milliard de francs. La solution permettrait de maintenir la primauté des prestations. L’entrée en matière sur le texte a été acceptée le 24 avril par une majorité du Grand Conseil. Depuis, il est retourné en commission des Finances – nous devrons veiller à ce qu’il n’y soit pas enterré. Le texte déposé par EàG a déjà pour mérite d’avoir poussé le Conseil d’Etat à négocier sans a priori avec les associations du personnel.

Notre grande priorité doit aller à la lutte pour la capitalisation de la caisse et le maintien de la primauté des prestations. Des solutions existent, qui ne coûteraient rien aux citoyens. Un projet d’initiative élaboré par le député (PS) Christian Dandrès propose de capitaliser la caisse pour qu’elle puisse investir dans des projets de construction de logement, notamment dans le secteur Praille-Acacias-Vernets (12 000 logements planifiés par l’Etat). Tant les employés de la fonction publique que les locataires en sortiraient gagnants. Pour imposer notre point de vue, nous devrons rester fermes sur nos positions et réussir notre mobilisation le 1er juin prochain.

Albert Anor, président SSP Région Genève


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